Assainissement non collectif en Vendée

Une nappe proche de la surface interdit l'infiltration classique. Le dispositif se remonte alors en tertre au-dessus du terrain. Cette solution modifie la topographie du jardin.

Nappe proche de la surface

Une nappe qui remonte à moins d'un mètre du terrain naturel en période humide interdit l'épandage classique. Le sol n'offre plus l'épaisseur non saturée nécessaire au traitement, et l'eau atteindrait la nappe encore chargée. Le niveau se mesure en fin d'hiver, période la plus défavorable, et non en été.

La réponse consiste à remonter le dispositif au-dessus du terrain naturel, sous forme de tertre d'infiltration, ou à retenir une filière compacte. Le tertre demande un apport de matériaux important et modifie la topographie du jardin. La microstation évite cette contrainte mais impose une alimentation électrique permanente et un exutoire pour l'eau traitée.

Épandage souterrain

L'épandage répartit l'eau sortie de la fosse dans des tranchées garnies de graviers, à 60 ou 80 centimètres de profondeur. Des tuyaux percés distribuent le liquide sur toute la longueur, et le sol assure le traitement par les bactéries qu'il contient naturellement. C'est la filière la plus simple et la moins coûteuse quand le terrain s'y prête.

La surface nécessaire dépend de la perméabilité du sol, mesurée lors de l'étude. Elle va de 60 à 90 mètres carrés pour un logement de cinq pièces, davantage sur un terrain peu perméable. Les tranchées se placent à l'écart de toute circulation de véhicules, le tassement du sol écrasant les drains. Aucune plantation à racines profondes ne doit se trouver à proximité.

Filtre à sable

Quand le sol ne permet pas l'épandage, un filtre à sable prend le relais. Il s'agit d'un massif de sable lavé, d'environ un mètre d'épaisseur, isolé du terrain par un film étanche dans sa version drainée. L'eau y percole du haut vers le bas, se dépollue au contact des bactéries fixées sur les grains, puis se collecte au fond par un drain.

La surface courante atteint 25 mètres carrés pour cinq pièces principales, soit un carré de cinq mètres de côté. Le sable doit être siliceux, lavé et calibré, un sable de carrière ordinaire colmatant en quelques années. Cette exigence explique une bonne part du prix de la filière. L'eau traitée se rejette ensuite dans le sol ou, sur autorisation, vers un fossé.

Coût d'une fosse toutes eaux

Une fosse toutes eaux de trois mètres cubes revient à 800 à 1 500 euros en fourniture, selon qu'elle est en béton ou en polyéthylène. La pose, le terrassement et les raccordements représentent l'essentiel de la facture. L'installation complète avec traitement se situe entre 6 000 et 12 000 euros.

Entreprises spécialistes des fosses septiques vendéens

AS85 Assainissement Simonneau exerce à La Roche-sur-Yon dans le domaine de l’installation et de la maintenance des fosses septiques. L’entreprise prend aussi en charge la vidange et le débouchage pour le traitement des réseaux d’assainissement.

Bodin Assainissement, installée à Fontenay-le-Comte, est une société familiale présente sur l’ensemble de la Vendée. Son activité couvre la pose de fosses septiques ainsi que la vidange, le curage et le nettoyage des cuves à fioul.

Installée à La Roche-sur-Yon, Assainissement Fosse Travaux intervient dans la pose de fosses toutes eaux et dans la viabilisation de terrains. L’entreprise prend aussi en charge le raccordement au réseau d’assainissement collectif.

Basée à La Roche-sur-Yon, Camaé Environnement réalise la mise en place de fosses septiques et de microstations d’épuration. Son activité comprend également la maintenance des installations et leur mise en conformité.

Une place peut être attribuée à une autre entreprise sur cette rubrique. Un contact est nécessaire pour figurer dans cette liste.

Zones couvertes

Vendée : La Roche-sur-Yon, Challans, Les Sables d'Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Montaigu-Vendée